Ironsworn - Nia Malik - Session 1
Il y a très longtemps, dans les Terres de Fer, des humains tentèrent de s'implanter malgré l'inhospitalité de ce territoire. Ils affrontèrent un environnement rude, des créatures sauvages et féroces. Ils rencontrèrent aussi les habitants originels de ces terres. On les appelait les Premiers-Nés. Je vous présente ici les chroniques de la guerre entre les colons et les Premiers-Nés par Nia Malik.
J'ouvris la porte en grand. La guérisseuse me regarda, mais ne dit rien. Je m'approchai de mes parents. Ils étaient allongés dans leur lit. Un linge humide recouvrait leur front. La respiration de ma mère était calme, mais son corps était couvert de sueur. Celle de mon père était saccadée.
– Ces flèches étaient empoisonnées, dit la guérisseuse. Sinon, ces éraflures n'auraient pas provoqué de telles souffrances chez tes parents. Je suis désolé, Nia. Demain, nous les déplacerons avec les autres sous la salle commune.
Je refusais d'y croire. J'avais déjà vu le sort que réservait ce poison à ceux qui en étaient victimes : une fièvre et des douleurs qui gagnaient en intensité pendant plusieurs jours. Et ensuite...
– Ne peux-tu rien faire pour eux, demandai-je, malgré moi.
Elle secoua la tête.
– Je leur ai donné quelques remèdes qui aideront la fièvre à baisser, mais c'est tout ce que je peux faire. Il faut attendre, malheureusement.
– Il doit bien y avoir quelque chose, objectai-je. Une plante rare ou un poison capable de contrer celui-ci ?
Je savais qu'il n'y avait rien. La guérisseuse était âgée et habituée aux attaques des Premiers-Nés. Elle avait déjà vu de nombreux habitants du Cercle succomber à ce poison.
Elle me regarda et sembla prise de pitié.
– Je ne peux rien faire, mais mes connaissances sont assez limitées. Peut-être que la Haute Herboriste trouvera un remède. Elle est à Sylve-Corde en ce moment. Tu peux essayer d'aller lui parler.
Je me relevai et jetai un regard autour de moi jusqu'à trouver une vieille pointe de flèche en fer que mon père avait dû abandonner sur son établi. En la serrant dans ma main, je sentis son tranchant émoussé forcer contre ma peau qui céda, libérant un sang chaud qui la recouvrit.
Je mis un genou à terre et prononçai les paroles :
– Je jure sur le fer de trouver un remède pour mes parents et les villageois.
> Jurer un vœu de fer de rang « extrême »
d: d6 + cœur + 1 = 4 vs 3 & 2 => coup fort
[Élan:4] [Santé:5] [Esprit:5] [Provision:5]
La guérisseuse me toisait gravement puis elle secoua la tête et ouvrit ma main de force, avant de poser avec rudesse quelques plantes sur la blessure d'ajouter une fine bande de tissu par-dessus pour les tenir en place.
– Il te faudra l'accord du Jarl pour pouvoir partir, fit-elle remarquer.
Je hochai la tête, la remerciai et sortis de la maison pour aller vers le grand brasier.